Travail des étudiants ingénieurs sur le liens entre les pratiques agricoles et les populations de pissenlits

Dans cette vidéo, un groupe de 4 étudiants ingénieur agronome vous présentent le travail qu’ils ont fait durant ce printemps. Ils ont croisé des enquêtes sur les pratiques des agriculteurs avec des relevés de botaniques pour identifier les pratiques qui favorisent les espèces appétantes pour les campagnols.

Dans le cadre de ce travail, nous leur avons demander de faire une petite vidéo pour expliquer leur démarche et leurs résultats :

RQ : Ils n’ont pas eu le temps d’analyser la totalité de leurs données et leur résultats se sont focalisés sur la population de pissenlits. Les résultats doivent encore être affiné, il est possible que l’on soit passé à coté d’informations en raison d’un nombre trop restreint de parcelles (n=31)

Résultats phares; les pissenlits préfèrent la fauche ou les pâtures avec un fort chargement. L’azote, qu’il soit apporté sous forme minérale, de fumier ou de lisier n’a pas l’air d’avoir un effet fort sur les parcelles échantillonnées. Il est dès lors envisageable que l’espace au sol (après fauche, en cas sur chargement important) soit le facteur le plus important pour que la population de pissenlit s’installe fortement…

Merci à Manon, Robin, Gwenaëlle et Nicolas.

Taux de croissance des campagnols ~ pissenlits

Sur les différentes parcelles que nous avons échantillonnées l’année dernière, nous avons observé une grande variabilité des taux de croissance printanier [0;10]. Alors que sur certaines parcelles, le nombre de campagnols explose entre avril et octobre, sur d’autres la population a fortement décliné. La meilleure variable explicative de cette variabilité des taux de croissances est le nombre de fleurs de pissenlits !

Le nombre de fleurs de pissenlits au 1er mai explique à près de 80% les variations des taux de croissances alors que la structure de la population (sex-ratio, poids, longueur, âge, nombre d’embryons par femelles…) n’est que très peu explicative. Ainsi, si ce n’est pas la fécondité qui est affectée par la présence de pissenlit, il est probable que le recrutement ou la survie juvénile le soit. Pour conforter cette analyse, nous avons observé dans les parcelles en déclin une carence importante en jeunes adultes.

Communications de rentrée

Nous participons à 2 événements publics pour ce début d’automneNous serons présents aux journées de l’herbe, le jeudi 27 septembre 2018 à Marcenat dans les ateliers interactifs ; « Campagnol terrestres : organiser la lutte d’aujourd’hui et de demain » [jeudi 27 sept 2018 – 14h45 – 16h30]

Nous allons y présenter une partie de nos résultats.

 

Nous serons présents au sommet de l’élevage à Cournon,  les 3, 4 et 5 octobre 2018. Nous seront sur le stand de l’INRA (Hall 1 – 84);

Nous allons y présenter une partie de nos résultats.

Les campagnols font des silos et mangent des feuilles !

Les campagnols stockent les racines au moins durant l’hiver et le printemps. En posant les pièges, nous sommes parfois tombés sur ces silos ; ceux que l’on a trouvé sont un mélange de terre et de racines entreposés dans des galeries élargies. Ils peuvent représenter plus d’un kilogramme de racines pour plus de 500 fragments différents.

Nous avons produit une note de terrain sur cette découverte, qui était connue dans certains articles scientifiques ainsi que par la profession, mais mal documentée. Elle est téléchargeable ici.

Silo découvert à Perpezat ce printemps 2018

Note : La découverte d’un silo reste, à notre échelle, un événement rare. Cependant, nous sommes intéressés à collecter plus de silos. Si vous en découvrez, si vous connaissez quelqu’un qui est susceptible d’en découvrir, nous sommes intéressés pour venir les récupérer afin d’approfondir notre étude. Contactez-nous !

04 73 98 70 15
etienne.ramadier(at)vetagro-sup.fr; gaelle.sobczyk-moran(at)vetagro-sup.fr

 

A noter que les campagnols font aussi des réserves plus sommaires. Ils stockent ainsi des parties vertes et des racines de végétaux à même le sol de leurs galeries. On sait ainsi qu’ils ne mangent pas que des racines mais aussi des feuilles.

Réserves sommaires trouvées dans un terrier cet été à Laqueuille

Participation à la Summer School Agroecology d’agreenium

Nous avons participé à la summer school « agroecologie et production animale » organisée par Agreenium (France) et l’Université de Wageningen (Pays Bas). Durant ce rassemblement d’une 15aine de participants internationnaux, nous avons montré notre travail de terrain et discuté nos résultats avec les participants. Etienne et Gaëlle sont en photo sur l’article de communication d’agreenium [Etienne explique – en anglais- comment poser les pièges].

 

Gaëlle est diplômée !

Notre stagiaire de M2 vient de soutenir son stage à l’université Pierre et Marie Curie (Paris).

Le jury lui a donné une note de 14.5 ! Nous sommes très satisfait de son travail et la remercions pour son importante capacité de travail, son implication sans faille et son éternelle bonne humeur.

Gaëlle continuera de travailler dans notre équipe, en CDD, de Septembre à Juin prochain.

Son rapport est disponible en ici : Rapport GaëlleSobczykMoran2018